La pêche à la verticale

Définition

Originaire des Pays-Bas, la pêche “verticale” se pratique à bord d’un bateau équipé d’une sonde et d’un moteur électrique, et consiste à développer un leurre flexible sur et/ou près du fond.

Praticable sur tous les types de plans d’eau et destinée à la pêche de tous les carnassiers, elle est particulièrement redoutable pour la chasse du sandre, où il a prouvé sa formidable efficacité depuis de nombreuses années.

La tête plombée sabot équipée d’un leurre souple est le montage la plus utilisé pour pratiquer cette technique. Simple et rapide, ce montage lesté en tête par une plombée fixe, permet une présentation optimale sur le fond, ainsi qu’une animation lente et peu saccadée ; attrait principal de la « Verticale » Cette technique très tactile est efficace en toutes saisons, mais trouve son apogée en hiver sur des poissons apathiques. Il nécessite un équipement adapté, une certaine dextérité et surtout une forte concentration pour combiner l’action de pêche, le fonctionnement du bateau et la gestion des informations affichées dans le sonar.

Matériels spécifiques

La canne

D’action de pointe ou semi-parabolique, elle doit être courte, nerveuse et très forte pour détecter le moindre contact.  Destiné à être utilisé pendant des heures et des heures, elle doit surtout être légère et très bien équilibrée. Une bonne réserve de puissance s’avérera néanmoins nécessaire pour supporter la violence du ferrage et le combat avec les gros poissons.  Elle mesure entre 1.80 m et 2.10 m pour un poids maximum de 150 grs et une puissance de 14/28grs, pouvant aller jusqu’à 40 grs pour pratiquer en rivière. La plus couramment utilisée étant une canne de 1,90 m en 1 bout et d’action 14/21 grs. Une poignée courte, fine et ergonomique s’imposera pour permettre un confort maximum, notamment pour le maintien en position « porte-plume », ainsi que la présence d’anneaux Sic indispensable pour l’utilisation de la tresse

Le moulinet

Une légère traction avec un tambour fixe et un frein avant, qui doit parfaitement équilibrer l’ensemble. Doté d’un dispositif anti-retour infini, dont le levier est placé de préférence à l’avant et non à l’arrière pour ne pas gêner la prise en main, il permet une pression immédiate et douce dans toutes les positions de rotation de la bobine. Le frein doit être progressif et offrir un ajustement parfait. Il doit permettre l’utilisation de tresses, avoir une capacité d’environ 100 m de 0,12 mm et ne pas dépasser 250 grs. équipé de plusieurs roulements à billes est une garantie de confort et de qualité.

La tresse

Essentielle !!!!  Elle permettra un contact direct avec le montage, une perception maximum de la touche et un ferrage optimal. Elle doit être de préférence de couleur neutre, d’un diamètre de 0,5 à 0,12 mm et d’une régularité irréprochable.

La monture « Tête plombée »

Acheté ou à fabriquer soi-même, il comprend un simple hameçon n°1/0 à 6/0 pesé par une plaque fixe en forme de sabot, baby-foot ou debout de 7 à 40 grs. pour maintenir une présentation souple et naturelle, il doit toujours avoir une taille proportionnelle à celle du leurre utilisé, et un poids adapté à la profondeur de pêche, à la force du courant et à la vitesse du déplacement du bateau. Pour augmenter son efficacité, l’assemblage est souvent complété par l’ajout d’une batterie supplémentaire fixée dans la boutonnière de la tête plombée et équipée d’un triple (n°10 à n°2) placé dans la partie arrière de l’appât.

Les leurres souples

Même, si la plupart des leurres souples peuvent être utilisés, les leurres pour la verticale, doivent faire être soigneusement sélectionnés. Les grandes marques proposent des modèles spécifiques dans différentes formes, tailles et couleurs.

Deux catégories conviennent le mieux :  les modèles « Shad » (queue en forme de caudale) et les « Finn’s » (queue en forme de V), dans les tailles de 8 et 18 cm. Les couleurs disponibles sont très nombreuses, naturelles, agressives, contrastées ou transparentes, il existe de nombreuses “références” telles que ” « Fire Tige et « Salt & Peper », mais le choix dépend des conditions du moment. Idéalement, vous devriez avoir un peu de chaque modèle.

Action de pêche

Trois piliers de base pour une pratique correcte de la « verticale » :

  1. Observer en permanence le sonar pour visualiser et interpréter avec précision la zone de pêche. Les informations telles que profondeur, t° de l’eau, structure et topographie du fond,… (Éventuellement présence de poissons) sont des indications très précieuses en action de pêche. Elles guideront principalement les trajectoires et anticiperont les différences en profondeur.
  2. Utiliser le moteur électrique en permanence pour positionner le bateau, corriger la dérive et régler la vitesse de déplacement.
  3. La présentation de l’ensemble se fera toujours sur et/ou près de la partie inférieure, avec des animations généralement lentes et de faible amplitude. Ceux-ci peuvent varier selon les saisons et les conditions du moment, sans exclure les secousses rapides et marquées devant des poissons très actifs.

Pour aller plus loin

En « verticale » il n’est pas nécessaire de lancer, il suffit simplement de déposer le montage et de le laisser descendre à l’aplomb du bateau. L’animation peut commencer dès que la monture atteint le fond, canne positionnée au raz de la surface, décollez la monture d’environ 20 cm, marquez un temps d’arrêt et reprendre contact avec le fond en accompagnant la descente, bannière tendue. Rendre plus ou moins lentes les tiraillements irréguliers de faible amplitude. Enchaînez des mouvements en dents de scie à l’aide de la pointe du scion. De temps à autre, immobilisez la monture durant quelques secondes puis créez des frémissements… le but étant de trouver l’animation qui suscitera l’intérêt des carnassiers. La plupart des attaques se produisent pendant la phase d’arrêt et de départ de l’animation, donc la ligne doit toujours être parfaitement tendue pour maintenir un contact permanent avec la monture et être capable de percevoir la moindre traction, choc ou vibration de la ligne (parfois difficile à détecter pour un pêcheur inexpérimenté). Dans chacun de ces cas, il faut réagir immédiatement par un ferrage rapide et puissant, car le carnassier (surtout le sandre) recrache aussi vite lorsqu’il découvre le piège !!!

Les zones et profondeurs de prospection seront également déterminantes et en règles générales, à proximité des cassures, des tombants ou encore dans le lit du plan d’eau.

La prospection des postes peut s’effectuer selon deux méthodes :

  • La première consiste à couper perpendiculairement et de gauche à droite la cassure ou le tombant, afin de prospecter les différents niveaux.
  • La deuxième consiste à suivre parallèlement la cassure, grâce à une dérive contrôlée ou une conduite dirigée.

La technique « verticale » comporte quelques variantes avec l’utilisation des montures « Fireball » et « plomb épingle ». Deux systèmes qui permettent de pratiquer la technique « verticale » avec des appâts naturels, tel que petits gardons, goujons, ablettes, ou encore des éperlans, une solution très efficace quand les sandres boudent le « plastique ».